16.03.2018

Circuit Dressage 2018 : à la conquête de l'avenir !

Pour cette nouvelle saison de concours, le circuit SHF de Dressage évolue afin de développer et valoriser l’élevage du cheval et du poney de Dressage en France. Afin de garantir une préparation optimale vers le haut niveau et un rayonnement international, un programme de détection, de formation et de promotion des meilleurs sujets est mis en place par la SHF en association avec France Dressage. 

Caroline Rioche, Présidente de France Dressage détaille les motivations du changement : « Notre première démarche a été de s’associer au stud-book Selle Français pour mettre en place un programme autour du Selle Français de dressage et restructurer le circuit élevage afin d’inciter des naissances de poulains en France. Il était ensuite nécessaire de réfléchir à l’accompagnement et à la valorisation de ces poulains. France Dressage et la SHF ont opéré un rapprochement dans ce sens, la SHF étant l’interlocuteur pour l’établissement d’un circuit plus adapté aux exigences du milieu car le règlement est conçu avec les professionnels de la filière ».

 

Quatre CIR de Dressage en 2018 

Afin de répondre aux différentes demandes des parties prenantes de la filière : cavaliers, propriétaires, naisseurs et coachs, le règlement a été revu. Désormais, le Cycle Classique sera découpé en 4 niveaux d’épreuves : les concours régionaux, les concours label, au nombre de 23 en 2018 contre 21 en 2017, les concours interrégionaux et les Finales Nationales de Saumur. 

Les 4 concours interrégionaux sont la grande nouveauté de cette année et ont pour objectif de préparer au mieux les chevaux aux grandes échéances. Le CIR de Rosières sera notamment support de qualification pour les Championnats du Monde d’Ermelo. 

Odile van Doorn, Présidente de la Commission Dressage à la SHF, explique :

« L’objectif des CIR est de créer de grands rassemblements de jeunes chevaux avec une organisation de qualité et un jury très exigeant, grâce aux juges internationaux mobilisés. Ils permettront ainsi une évaluation plus significative de la valeur propre et du travail des chevaux pour mieux préparer les Finales. Ils serviront aussi à préparer les chevaux aux ambiances de championnats, de leur donner une expérience proche des grands événements avec plus de partants, un décor plus prestigieux et un public plus nombreux »

 

De nombreuses mesures sont mises en place pour inciter éleveurs, propriétaires et cavaliers à s’y rendre. Dans un premier temps, la SHF prévoit de revaloriser les dotations.

« La revalorisation des dotations est faite dans un objectif de promotion du Cycle Classique afin d’inciter les propriétaires de chevaux de qualité à concourir sur ces épreuves-là. Certains étant jusqu’alors tenté par le Cycle Libre offrant parfois une meilleure rentabilité », analyse Odile van Doorn.

Ensuite, élément majeur de la valorisation, tout comme lors des Finales Nationales, les reprises des CIR seront filmées par les services SHF video, et seront disponibles sur le site internet et application mobile. 

 

La formation des juges, point essentiel

Cette année la SHF s’est associée à France Dressage pour proposer un programme commun de formation des juges. 

« Souvent des juges de la Fédération Française d’Equitation étaient présents sur le Cycle Libre sans nécessairement avoir été formés à noter un jeune cheval ce qui posait alors des problèmes d’incompréhension de la part des cavaliers ou entraîneurs », souligne Caroline Rioche

Pour pallier à ce problème, les deux entités ont donc organisé des stages de formation ouverts aux juges SHF, candidats juges SHF, cavaliers/coach de Dressage, juges France Dressage mais également juges de CCE et d’Attelage. Ces formations ont réuni au total près de trois cents personnes

« Il était essentiel d’ouvrir ces stages à tous les acteurs de la filière car si les cavaliers, entraîneurs et éleveurs connaissent les règles du jeu alors ils pourront mieux monter, entraîner et élever. La demande pour devenir juges France Dressage étant très importante, presque même plus que ce dont nous avons besoin, nous nous sommes associés avec la SHF afin de mettre en place un groupe de personnes capables de juger autant les chevaux et poneys de 0/3 ans comme des 4/6 ans. En effet, les personnes formées par France Dressage ont déjà des bases de locomotion et, même si elles sont focalisées sur les chevaux ou poneys de 0 à 3 ans, il est facile de les développer à ceux de 4 à 6 ans par de la formation », commente la Présidente de France Dressage. 

 

Un programme de formation, la prochaine étape

La prochaine étape sera la mise en place d’un programme de formation des Jeunes Chevaux pour détecter et suivre dès que possible les futurs champions. Ainsi, dans le cadre du partenariat mis en place avec France Dressage, les chevaux et poneys de 3 ans adoubés de la mention Élite lors de la Finale Nationale de France Dressage 2018 auront des facilités afin de se qualifier l’année suivante pour la Finale Nationale SHF des 4 ans. 

« Nous voulons permettre à des chevaux français de représenter notre drapeau sur les grands évènements internationaux et de faire ainsi valoir à l’étranger la qualité de l’élevage français de dressage. Si nous envoyions ce message-là à l’international, les acheteurs viendront en France acheter de bons chevaux et créer donc un cercle vertueux », ajoute Caroline Rioche.

Ils seront aussi sélectionnés pour participer à un programme de formation Élite Jeunes Chevaux offrant un accompagnement vers le haut niveau. 

Autant de mesures afin d’inciter éleveurs et cavaliers à se tourner vers les chevaux français. 

 

Des formations organisées pour les cavaliers

 

Avec le même objectif « former les jeunes chevaux », il est également indispensable de former les cavaliers à travailler les jeunes chevaux dans la bonne direction. La SHF organise deux stages animés par Jessica Michel Botton à Saumur les 24 et 25 mars puis à Chazey sur Ain les 31 mars et 1er avril. Ouverts à 16 couples par session, ces stages ont pour but de donner des outils au cavalier pour l’aider à faire progresser sa monture et mettre en place un programme de travail pendant la saison. Le but étant d’obtenir un cheval prêt pour la Grande Semaine de Saumur

« Nous avions déjà lancé des stages « cavaliers » il y a quelques années mais ces stages étaient destinés aux chevaux potentiellement qualifiés pour les Championnats du Monde. Après réflexion, la commission a décidé de s’orienter vers l’aide aux cavaliers amateurs ou aux cavaliers professionnels qui ne sont pas encadrés. Nous avons choisi Jessica Michel qui est, en France, la cavalière de jeunes chevaux par excellence tout en ayant participé aux Jeux Olympiques. Le nombre d’inscrits aux stages montre que nous ne nous sommes pas trompés. Le retour des cavaliers à l’issue des stages sera le meilleur moyen de s’améliorer encore pour les prochaines années. » précise Odile Van Doorn.

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