02.11.2019

Equita Lyon : l'aérienne Dalhousie du Mesnil*HDV s'empare de la finale Jeunes Talents des 6 ans

L’impressionnante Dalhousie du Mesnil*HDV s’est imposée dans la Finale Jeunes Talents SHF des 6 ans aux commandes du talentueux Jérémy Le Roy devançant ainsi Diva Karef présentée par Claire Fontanel ainsi que Dagada des Grevis associée à Baptiste Bohren. 

Rendez-vous annuel des espoirs du saut d’obstacles, Equita’Lyon a accueilli la Finale indoor des Jeunes Talents SHF dédiée aux chevaux de 6 ans, qui se déroulait en parallèle de la mythique étape Coupe du monde de Lyon. Pour se qualifier, il faut aux chevaux de 6 ans être soit monté sur le podium de l’un des championnats interrégionaux cette saison soit faire partie des dix premiers du championnat des 5 ans entiers/hongres ou juments. En cas de défection, les candidats placés à la suite peuvent néanmoins être rattrapés. 

Dix-huit concurrents ont cette année fait le déplacement pour tenter de décrocher le graal et mettre en exergue leurs qualités et leurs compétences sous les yeux attentifs des juges internationaux déplacés pour la grande finale en les personnes de Kevin Staut, Niels Bruynseels, performer international belge et Laurent Elias, ancien entraîneur de l’équipe de France. 

La victoire finale est revenue à DALHOUSIE DU MESNIL*HDV qui a fait une véritable démonstration de style, d’aisance et de maîtrise pilotée par Jérémy Le Roy. La fille de Vigo Cece et de Quovadis du Mesnil, elle-même fille de Jarnac, a, après deux parcours parfaits lors des qualificatives, réitéré l’exploit en finale recevant la très belle note de 17,5 pour le dressage et 19 pour le style. La tonitruante baie appartenant à Charlotte Hue est née chez Jean-Luc Lebourgeois qui, au départ, ne la pensait pas aussi qualiteuse. « Quovadis était une jument un peu courte et Vigo Cece avait de l’étendue donc j’ai pensé que le croisement donnerait quelque chose de bien. Dalhousie avait quelque chose, mais il était impossible de prédire qu’elle serait aussi bonne. Cette année-là nous avions eu quatre pouliches à l’élevage, Dalhousie, Douée, Damoiselle et Diva, issue de la même grand-mère, Girandole, et l’an passé, elles étaient toutes les quatre à la Finale des 5 ans à Fontainebleau ! J’ai vendue Dalhousie à deux ans et demi. A l’époque c’était une jument sympa, mais je ne la voyais pas de ce niveau-là. Je l’aurais peut-être gardée si j’avais su, mais un cheval vendu est un bon cheval et puis cela fait de la publicité pour l’élevage ! D’ailleurs une de ses demi-sœurs, Azilis du Mesnil, par Tinka’s Boy, évolue sur 1,60m aux États-Unis. J’ai encore trois filles de Quovadis, sa mère. Cette dernière est morte l’an passé donc j’ai décidé de mettre l’une de ses filles, Granita du Mesnil, par Toulon, à l’élevage. Elle a déjà eu une fille de Casall et est actuellement pleine de VDL Bubalu. J’ai également une trois ans qui saute très bien et une dix-huit mois d’Untouchable 27. Elles sont toutes géniales et je n’ai plus envie de les vendre ! », s’amuse l’éleveur. 



DALHOUSIE DU MESNIL*HDV & Jérémy Le Roy

Surpris par le parcours de sa protégée, le naisseur salue ses qualités et l’environnement dans lequel elle évolue. « À Lyon, j’ai trouvé Dalhousie vraiment géniale. Je crois d’ailleurs que j’ai préféré ses tours à Lyon qu’à Fontainebleau ! Elle a la chance d’avoir un très bon cavalier, Jérémy Le Roy, très fort et très concentré sur ce qu’il fait. Maintenant, nous devons voir si elle passera le cap des très grosses épreuves. Jusqu’à présent elle ne fait que nous surprendre. Dalhousie est très bien dans sa tête, dispose d’un beau geste devant et d’un bon coup de dos, ce qui sont les trois qualités essentielles pour un bon cheval », ponctue Jean-Luc Lebourgeois. 

Revivez en images le parcours de la championne : 

 

DIVA KAREF, LA COMPETITRICE

La médaille d’argent a quant elle été glanée par DIVA KAREF présentée par Claire Fontanel grâce à trois parcours vierges de toute pénalité et à la note de 17,5 attribuée par les juges pour le style et le dressage. Très élégante, la bai brun est très signée par son père, le performant L’Arc de Triomphe croisé avec Camelia Batilly Z, elle fille de Cap Kennedy. Née au haras KRF de la famille Fontanel, auquel elle appartient toujours, la Selle Français confirme ainsi tout le bien que son entourage pense d’elle. « Nous n’avons pas vraiment choisi le croisement car nous avons acheté sa mère à Monsieur Viollet, de l’élevage de Batilly, car ma mère aimait bien la lignée de Mister Blue, grand-père maternel de Camelia. Elle était alors pleine de L’Arc Triomphe. Diva a toujours été magnifique et n’a pas eu de période ingrate. Lorsque je l’ai débourrée, je la craignais un peu car elle était énorme, très grande et imposante, donc j’ai pris mon temps et cela s’est bien passé. Je pense que cette patience et ce calme ont permis d’éviter que le côté L’Arc de Triomphe que l’on connaît, avec un caractère dur, ne ressorte. Ensuite elle a presque tout réussi. À quatre ans, elle avait été géniale étant notamment double sans-faute au CIR, mais passant à côté de la grande finale pour une faute en première manche du championnat. À cinq ans, je ne l’ai pas emmenée à Fontainebleau car je voulais l’économiser. Cette année, elle a été géniale et très démonstrative toute la saison. Nous commettons une faute en dernière manche de la finale et nous passons à côté du podium, mais notre performance ici est une belle récompense. Diva méritait d’être mise en lumière », détaille Claire Fontanel, cavalière, naisseuse et propriétaire. 



DIVA KAREF & Claire Fontanel

Dotée de beaucoup de moyens, Diva devrait être un bon élément pour l’avenir, raison pour laquelle Claire Fontanel espère la garder aussi longtemps que possible. « Diva est impressionnante par son mental, elle ne regarde rien et cela s’est donc bien passé à Lyon. Lors des détentes, elle était un peu stressée mais, une fois en piste, rien ne la perturbe, elle m’a vraiment bluffée. Diva devrait l’an prochain s’élancer dans les 7 ans car je pense qu’elle a véritablement les moyens pour. Je souhaite la garder pour que nous allions au plus haut niveau car pour l’instant je ne lui sens pas de limite. Je ne le fais jamais mais, pour elle, j’ai utilisé mon droit de véto sur sa vente et nous avons déjà refusé plusieurs offres », confie la cavalière.  

Quoiqu’il en soit, la souche promet d’être à nouveau représentée. « La mère, Camelia Batilly Z, avait été remise au sport après avoir donné naissance à Diva puis elle est finalement retournée à la reproduction cette année et nous lui avons à nouveau mis L’Arc de Triomphe dans l’espoir que le croisement fonctionne à nouveau », termine l’éleveuse du haras de KRF.  

DELICATE, DAGADA DES GREVIS

Dernière à monter sur le podium, DAGADA DES GREVIS a, sous la selle de Baptiste Bohren, marqué par son énergie et sa volonté. La pétillante grise fille de Cardento et Olympique de Coquerie, issue elle du célèbre Heartbreaker, née chez Régis Marcot appartient désormais à la SCEA Les chevaux de l’Épinette, société de son cavalier. Son naisseur, Régis Marcot, a intelligemment pensé puis suivi sa protégée afin de lui bâtir un socle solide vers la réussite avant de la laisser partir vers de nouveaux horizons.

« Cardento n’est pas très beau mais apporte de la force et de l’amplitude alors que ma jument est magnifique et manquait de ces deux caractéristiques. Petite, Dagada était une vraie sauvageonne. Elle est restée précieuse jusqu’à quatre ans et tout était compliqué, même lui mettre une couverture ! Au départ, par exemple, il était impossible de lui mettre des protections de transport ! C’était et c’est encore je pense une vraie princesse. Je savais que nous devions faire attention à ne pas la brusquer donc nous avons vraiment pris notre temps. Elle n’a réalisé que quelques parcours à quatre ans car elle n’était prête, ni mentalement ni physiquement. Elle est donc retournée au pré terminer sa croissance et prendre en maturité. Sur les barres, au départ, elle était très bébé mais j’y croyais car elle disposait véritablement d’une belle énergie. Lorsque nous l’avons remise au travail pour les cinq ans, elle avait véritablement changé et été métamorphosée. Lorsqu’elle avait quatre ans, Baptiste, son cavalier et propriétaire actuel, l’avait déjà repérée car il cherchait une fille de Cardento, mais il n’était pas complètement convaincu. Lorsqu’il l’a revue à cinq ans, il s’est décidé. Depuis elle a très bien évolué grâce à son cavalier et à l’équipe qui l’entoure que je remercie vraiment. J’ai vu son ultime parcours à Lyon et j’ai été satisfait de voir à quel point elle était posée et sereine. Dagada apprend vite et dispose d’un sang intelligemment utilisé », salue le naisseur Régis Marcot. 



DAGADA DES GREVIS & Baptiste Bohren

Dagada est ainsi une confirmation de la qualité de sa souche mais également une belle publicité pour l’élevage de Régis Marcot. « J’ai à l’élevage des frères et sœurs de Dagada, dont un poulain de l’année, Jimbaho de Grevis, par Emerald que j’aimerais vendre car ma structure ne me permet pas de garder des mâles. Celui-ci je l’aime vraiment beaucoup. Sinon, toujours d’Olympique, j’ai une fille de Nervoso qui a trois ans et une fille de Querlybet Hero qui a un an. J’aimerais conserver cette dernière à l’élevage mais elle devrait, avant, aller faire le Cycle Classique Jeunes Chevaux », conclue l’éleveur. 

 

Retrouvez tous les résultats des épreuves Jeunes Talents d’Equita’Lyon 2019 : 

 

Finales Indoor

 

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